Go For Zero
Go for Zero", une initiative qui rassemble les entreprises, les organisations, les pouvoirs publics, les médias et les citoyens...
La vitesse reste un sujet épineux dans le débat sur la sécurité routière. Alors que la conduite sous l'influence de l'alcool ou le non respect d'un feu rouge font l'objet d'une désapprobation sociale de plus en plus importante, bon nombre d'usagers continuent à faire preuve d'une certaine tolérance à l'égard des excès de vitesse. Trop souvent, les infractions de vitesse sont considérées comme des infractions anodines.
La vitesse excessive ou inadaptée reste un problème majeur de sécurité routière. Elle joue un rôle prépondérant dans environ 30 % des accidents mortels. Cela signifie que chaque année, plus de 300 personnes perdent la vie et plus encore sont gravement blessées dans des accidents dus à la vitesse.
Les dernières mesures de comportement de l'IBSR (2009) montrent que les limitations de vitesse sont peu respectées en Belgique. Les routes à 90 km/h sont les seules où une minorité de conducteurs (40 %) dépassent la limitation. La vitesse moyenne y est inférieure à la limitation: 87 km/h. Sur les routes à 50 et 70 km/h, en revanche, le pourcentage de conducteurs qui dépassent la limitation est respectivement de 60 % et 61 % et la vitesse moyenne est supérieure à la limitation (respectivement 53,4 et 74,2 km/h). Par rapport aux mesures de 2008, nous ne constatons aucune évolution significative.
Non seulement la vitesse accroît le risque d'accidents, mais elle aggrave également leurs conséquences. En cas de collision, des vitesses plus élevées se traduisent par des lésions et des dégâts matériels plus importants. A 80 km/h, les occupants d’une voiture courent 20 fois plus de risques de décéder qu’à 30 km/h. En agglomération, ces risques sont encore renforcés par la présence de piétons et de cyclistes. En effet, en cas d’accident, ces derniers ne sont pas protégés par une carrosserie avec pour conséquence que, lors d’une collision à 30 km/h, “seule” une minorité (5 %) des piétons décèdent, contre près de la moitié (45 %) à 50 km/h et la majorité (85 %) à 65 km/h.
Dans un pays comme le nôtre, les gains de temps en cas de dépassement de la limitation de vitesse sont, la plupart du temps, dérisoires et ne font pas le poids eu égard aux risques encourus. De nombreux tests pratiques ont déjà été relatés dans la presse et les résultats sont toujours cinglants: en poussant sur le champignon, on ne gagne que des cacahuètes (tout en ayant consommé beaucoup plus de carburant). Un exemple parmi tant d'autres: celui qui dépasse systématiquement la limitation de vitesse de 20 km/h sur le trajet Bruxelles-Charleroi, ne gagne que 4 minutes à peine ! En agglomération, le gain de temps est inexistant en raison de la densité du trafic et du grand nombre de carrefours.
Par contre, le danger est réel. Pour commencer, la vitesse augmente le risque d’être impliqué dans un accident. Plus vous roulez vite, moins vous avez le temps de traiter les informations et de réagir. En outre, la vitesse entraîne une augmentation de la distance d’arrêt: plus la vitesse est élevée, plus les distances de réaction et de freinage s’allongent. Il devient donc plus difficile d’éviter une collision.
Par ailleurs, la vitesse aggrave les conséquences d’un accident. En cas de collision, des vitesses plus élevées se traduisent par des lésions et des dégâts matériels plus importants. A 80 km/h, les occupants d’une voiture courent 20 fois plus de risques de décéder qu’à 30 km/h.